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SAMEDI DE L'ECONOMIE DU 9 SEPTEMBRE 2017

 

Mais les mesures répressives ne sauraient être une réponse adéquate à la question de la migration qui est au cœur du processus de développement des pays africains.

 

Migration et développement

En effet, l’émigration est étroitement liée au manque d’opportunités d’emploi dabs les pays d’origine. Or ces opportunités se sont réduites comme peau de chagrin au fur et à mesure que des politiques néolibérales sont imposées aux pays africains. Les accords de « libre-échange », tels que les Accords de partenariat économique (APE), vont vraisemblablement contribuer à aggraver la crise migratoire, à cause du chômage à grande échelle qu’ils entraîneront dans les pays africains.

 

Donc, il existe un lien direct entre l’émigration « clandestine » et les politiques néolibérales que l’Europe cherche à imposer aux pays africains. La destruction des emplois en Afrique va pousser de plus en plus de jeunes africains à quitter leurs pays pour l’Europe ou d’autres horizons. Les gouvernements africains seront impuissants à juguler ces vagues d’émigration, d’autant plus que celle-ci apporte une grande contribution à leurs économies.

 

En effet, selon la Banque mondiale, entre 2010 and 2016, l’Afrique a reçu en moyenne 34,2 milliards de dollars par an.[2]Dans plusieurs pays, les envois des migrants sont supérieurs à ce qu’on appelle « l’aide » publique au développement (APD) et représentent une bonne proportion du produit intérieur brut (PIB) de ces pays. Par exemple, en termes de PIB, ces envois représentent 24.4% pour le Liberia; 22.4% pour la Gambie; 10.5% pour le Sénégal; 10.4% pour le Cap-Vert; 8.8% pour le Togo et 7.4% pour le Mali.[3]

 

Compte tenu du poids de l’émigration dans l’économie des pays africains et de l’absence à court terme de perspectives d’emploi pour les jeunes de ces pays, aucune mesure répressive ne pourra freiner l’émigration « clandestine ».

 

Quelles réponses humaines à la crise de l’émigration ? Que proposent les réseaux et organisations de la société civile ? Quelle attitude doivent adopter les dirigeants africains vis-à-vis de la politique de l’Union européenne ? Telles sont quelques-unes des questions qui seront soulevées par ce « samedi de l’économie.

 

Le Conférencier

Pour introduire les débats, ARCADE et la FRL ont invité Mamadou Mignane Diouf, Coordonnateur du Forum social sénégalais (FSS).

  • Il est titulaire d’un Master en sociologie du développement.
  • Il est Chargé de Projet MADE AFRIQUE  (Migration et Développement en Afrique)
  • Initiateur du Groupe de travail Migration du CONGAD, devenu Réseau Migration et Développement (REMIDEV).
  • Il est membre de plusieurs réseaux sur la migration en Afrique et dans le monde

 

  

Pour rappel:

Quoi:Migration et développement 

Qui: ARCADE et Fondation Rosa Luxemburg.

Quand:Samedi 09septembreà partir de 09h.

Où:Centre de Bopp.

Web:www.rosalux.sn;www.arcade-afrique.org

 



[1] Du côté européen, outre la France, il y avait l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et la Représentante pour la politique étrangère de l’Union européenne

[2] Banque mondiale, Migration et développement express 26, avril 2016, table 1, page 6

[3]Idem, figure A8, p.32

 

 

 

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